[COMMUNIQUE DE PRESSE] JOURNEE DE MOBILISATION DU 17 OCTOBRE : La CFDT appelle à l’apaisement et au dialogue
Onglets principaux
La journée du 17 octobre 2026 a été une journée de forte mobilisation avec de très nombreux manifestants et manifestantes, sur l'ensemble du territoire.
Les violences en marge de ces cortèges sont absolument inacceptables et la CFDT les condamne fermement, sans ambiguïté.
La CFDT condamne toutes les violences, d'où qu'elles viennent.
Le droit de manifester est une composante essentielle de la liberté d’expression consacrée par la constitution. Tout doit être mis en oeuvre pour le faire respecter. Les événements de ces dernières semaines montrent la nécessité de réinterroger sereinement la doctrine du maintien de l’ordre afin de garantir à la fois la sécurité de toutes et tous, le respect des libertés fondamentales et le plein exercice du droit de manifester.
Rien ne peut justifier les pillages de magasins, les attaques contre des bâtiments publics, le saccage de quartiers entiers.
Les individus responsables des scènes de violence observées hier confisquent les revendications sociales légitimes exprimées ces dernières semaines. Exprimées le 29 septembre dernier par les agentes et les agents des fonctions publiques pour leurs rémunérations et leurs conditions de travail. Exprimées par les lycéens et les étudiants depuis plusieurs semaines pour des conditions d'étude dignes, pour être écoutés et respectés. Exprimées régulièrement dans les entreprises par les salariés du privé contre la baisse de leur pouvoir d’achat.
Toutes ces revendications ont trop souvent été balayées d’un revers de main et cette absence de réponse crée du ressentiment et de la colère. Pour la CFDT, l'heure n'est pas à dénoncer les responsables de la situation actuelle mais à construire des solutions.
La mobilisation du 5 novembre prochain sera l'occasion pour le mouvement social d'exprimer de nouveau pacifiquement ses revendications.
L’apaisement est à retrouver urgemment. Nous en portons toutes et tous la responsabilité. D'ici là le Premier ministre doit recevoir, au plus vite, les représentants des organisations lycéennes, étudiantes, syndicales et patronales afin d'apporter des réponses concrètes.
DÉCLARATION DE LA COMMISSION EXÉCUTIVE DE LA CFDT