[REPLAY FRANCE INTER] Municipales 2026 : "Les maires peuvent beaucoup sur des sujets qui préoccupent nos concitoyens"
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Les invitées du Grand Entretien par Marion L’Hour et Ali Baddou est Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT et Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement des défavorisés, ils sont tous deux membres du Pacte du Pouvoir de Vivre.
Avec
- Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT
- Christophe Robert, sociologue, délégué général de la Fondation pour le Logement des Défavorisés
Le Pacte du Pouvoir de Vivre est une plateforme mise en place il y a quelques années pour défendre des mesures d'urgence pour changer la vie des Français. Elle publie aujourd'hui Le Pouvoir de Ville, une série de propositions avant d'aller voter pour nos maires et nos conseillers et conseillères municipaux. "L'idée c'est de donner à voir une société civile qui est mobilisée, qui a des propositions, qui a envie que la vie des gens évolue, s'améliore", explique Marylise Léon. "Il y a un bouquet de réponses à apporter de la part des candidats et candidates. Et nous on est là pour dire : sollicitez-nous, débattons ensemble. On a besoin dans la campagne de parler de la vraie vie, de parler des vrais problèmes en matière de mobilité, d'éducation, etc. Donc on est là pour remettre ces éléments-là au cœur des débats dans l'ensemble des municipalités."
"Les villes ne peuvent pas tout, parce qu'il y a aussi la responsabilité de l'État, des régions, des départements, mais elles peuvent beaucoup", rappelle Christophe Robert. "Et elles peuvent beaucoup sur des sujets qui préoccupent nos concitoyens, et qui ne font pas l'objet du débat public globalement dans le pays. Là, on sort du budget, maintenant il faut agir. On sait qu'il y a la présidentielle, mais il y a ce temps des municipales, et cil est précieux, parce que c'est là où ça se joue la vie des gens."
"Je ne veux pas que la question financière soit l'alibi pour ne pas faire"
"Il y a des enjeux financiers : par exemple, la dotation globale que l'État a fourni aux collectivités a baissé, ce qui réduit leurs capacités. Mais il n'y a pas que ça. J'invite vraiment tout le monde à lire et à se saisir de notre document, pour aller voir leurs candidats, leurs candidates, et les questionner sur ces sujets. On peut agir, et évidemment qu'il il y a des choix politiques, tout ceci n'est pas homogène. Avec les groupes locaux du pacte de pouvoir de vivre, on va faire pas mal l'interpellation de candidats, leur demander de se positionner. On peut maîtriser un peu plus notre destin, et nos maires ont la capacité d'agir."
Marylise Léon va dans le même sens : "Je ne veux pas que la question financière soit l'alibi pour un certain nombre de responsables politiques pour expliquer qu'ils ne peuvent pas faire. Il y a des besoins auxquels il faut pouvoir répondre. Par exemple, la question de l'éducation et des jeunesses, la question de l'accueil de la petite enfance : c'est une des prérogatives des maires, des municipalités, des intercommunalités. Et 90% des salariés qui travaillent en horaires atypiques, dans des horaires différents de ceux qui peuvent être considérés comme les horaires de bureau, nous disent qu'ils ont des problèmes pour la garde de nos enfants. Est-ce que c'est un sujet dont les maires souhaitent s'emparer, pour imaginer des modalités différentes d'organisation de ces accueils ? C'est extrêmement important."