[SFR] Réaction de Bouygues aux alertes sur l’emploi à SFR
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Le directeur général de Bouygues Télécom, Olivier Roussat, a réagi ce week‑end aux inquiétudes exprimées par la CFDT lors de la conférence de presse du 4 mars concernant le projet de rachat de SFR par le consortium Bouygues‑Free‑Orange.
Dans un entretien relayé notamment par Le Figaro, le dirigeant affirme que l’enjeu principal ne serait pas la gestion d’éventuels départs, mais au contraire la capacité à conserver les collaborateurs de SFR sur la durée du processus.
Une première réponse, mais insuffisante
Pour la CFDT, cette prise de parole constitue une première étape, mais elle reste loin de répondre à l’ensemble des préoccupations exprimées :
- La déclaration porte uniquement sur Bouygues : aucune indication n’a été donnée concernant les intentions d’Orange et de Free, alors que l’opération est tripartite.
- Aucun engagement concret n’a été formulé en matière d’emploi, de garanties sur le maintien des compétences ou de prévention des risques de restructurations massives.
- Les projections internes de la CFDT indiquent pourtant qu’en l’absence de régulation et de négociation anticipée, jusqu’à 8000 emplois pourraient être menacés dans le cadre du démantèlement progressif de l’opérateur.
La CFDT réaffirme sa demande : une négociation sous l’égide de l’État
Comme rappelé par Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, il est hors de question que cette opération aboutisse à une casse sociale.
La CFDT demande donc l’ouverture urgente d’une négociation tripartite entre l’État, les opérateurs et les organisations syndicales afin d’anticiper les impacts sociaux et d’obtenir des garanties concrètes.
Retrouvez les déclarations d’Olivier Roussat dans l’article du Figaro :
Rachat de SFR : Bouygues assure que l’enjeu sera de «garder les collaborateurs»
Jeremy OLIVE