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[COMMUNIQUE DE PRESSE] L’inaction climatique est une inaction politique.

sos planéte

Aujourd'hui, tout le monde subit les conséquences du changement climatique.
Pendant des années, on a opposé la « fin du monde » à la « fin du mois », comme s’il fallait choisir l’urgence écologique ou l’urgence sociale. Aujourd’hui c’est la fin d'un monde qui s’abat sur celles et ceux qui n’arrivaient déjà pas à finir le mois.

L'été 2026 nous a de nouveau confrontés à une évidence : le changement climatique n'est plus une menace lointaine. Il est douloureusement là. Il frappe partout et tout le monde. Il est devenu notre réalité, avec ses canicules, incendies, inondations, tempêtes, sécheresses. Derrière chaque évènement climatique, il y a des hommes et des femmes, des travailleur.euses exposé.es, des personnes vulnérables isolées, des activités détruites. Si aujourd’hui les températures baissent, la campagne pour l’élection présidentielle ne peut démarrer sans un arrêt sur image.

Les conséquences sociales, économiques, et sanitaires du changement climatique sont durablement devant nous. Elles menacent notre société, creusent les inégalités, fragilisent les emplois, déstabilisent les territoires, et épuisent les travailleurs et les travailleuses.
C’est un changement de modèle de société et une redirection de la croissance que nous devons opérer. Nous ne devons produire que dans le respect des ressources planétaires, de la régénération de l’environnement, et du respect du vivant.

Une répartition des richesses plus juste doit protéger nos services publics et l’ensemble des biens communs. Nous devons transformer le travail pour préserver la santé des travailleurs et notre cadre de vie. Nous devons consolider les solidarités qui permettent à la société de tenir debout, en nous dotant d’un bouclier social climatique.

Les aides financières d’urgence ne suffisent plus. Coûte que coûte, nous devons faire le choix de la sécurité climatique et de l’habitabilité de notre planète.

Dans les prochains mois, des options décisives s’ouvrent à nous. Le budget 2027 et les élections présidentielles engageront durablement l’avenir de notre pays.
Le Bureau national de la CFDT, première organisation syndicale représentative du monde du travail, appelle solennellement le gouvernement et les parlementaires à dépasser leurs différences partisanes.
Le Bureau national de la CFDT appelle le gouvernement et les parlementaires à construire un budget permettant d’atténuer l’ensemble des crises écologiques et permettre à la société de s’adapter. Les arbitrages qui seront faits diront très clairement si la puissance publique choisit d’anticiper ou de continuer à repousser les décisions. Ils diront très clairement si l’option choisie est un partage équitable des efforts. Ils diront clairement si le choix est fait d’adapter notre modèle productif. Ils diront clairement si ce budget est écoresponsable ou pas.

Le Bureau national de la CFDT appelle les pouvoirs publics, les administrations, les entreprises à s'engager concrètement, sur chaque lieu de travail, à mettre en place, dès aujourd’hui, les conditions d’une transition écologique juste. La transition écologique juste ne se décrète pas, elle s’organise, se construit et se planifie par le dialogue social, l’investissement, la formation et l’anticipation des mutations.
Le Bureau national de la CFDT appelle les militant.es de la CFDT à demander partout des négociations.

Le Bureau national de la CFDT s'engage à agir dans tous les territoires, dans tous les secteurs professionnels pour construire une sécurité climatique et sociale, pour accompagner les transformations écologiques et garantir qu’aucun.e travailleur.euse et aucun territoire ne seront laissés de côté.
Le changement climatique ne connaît ni saison, ni répit. Notre avenir se prépare dès maintenant. Alors agissons ! Vite.