[AGEFIPH] OBSERVATOIRE DE L'EMPLOI ET DU HANDICAP : Emploi et chômage des personnes handicapées (ANNEE 2024)
Onglets principaux

EN SYNTHÈSE
L'essoufflement de la croissance économique en France en fin d'année 2024 conjugué à l'augmentation de la population active (favorisée par la montée en charge de la réforme des retraites) conduirait à une baisse de l'emploi et pousserait le taux de chômage à la hausse en 2025.
Au final selon l'Insee, l’activité devrait progresser de 0,6 % en 2025 contre 1,1 % en 2024. Avec plus de 510 000 personnes inscrites au chômage à fin décembre 2024, le nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap poursuit sa progression en continu depuis mi-2023
À fin décembre 2024, le nombre de DEBOE a augmenté pour atteindre 512 598 personnes, soit une progression de 8,0 % en un an alors que pour l’ensemble des publics, la hausse est limitée à +2,3 %. L’augmentation du nombre de DEBOE, qui ne s'est pas traduite par une hausse du taux de chômage stable à 12 %, s’explique par :
• une conjoncture économique marquée par une croissance faible et une hausse des licenciements,
• une augmentation du nombre de personnes reconnues handicapées : avec près de 3,3 millions de personnes ayant une reconnaissance administrative de handicap, la population des personnes en situation de handicap a progressé de 8 % en 2024.
Cela s’est traduit par une hausse du nombre de personnes en emploi (+12 % en un an, pour atteindre désormais plus de 1,3 million) et une hausse du nombre de demandeurs d’emploi.
Une légère augmentation des recrutements et une forte hausse des maintiens dans l'emploi
Les embauches de personnes handicapées, qui représentent 5,2% de l'ensemble des embauches, sont en légère augmentation : près de 210 000 demandeurs d'emploi handicapés ont accédé à un emploi en 2024.
Le nombre de maintiens dans l'emploi grâce aux interventions de l'Agefiph, du FIPHFP et de Cap emploi continue quant à lui de progresser (+9 % en un an) avec près de 27 000 personnes handicapées maintenues dans l'emploi en 2024 dont une forte majorité de femmes (62 %). Et ceci dans un contexte d'accroissement tendanciel des licenciements pour inaptitude.
(Toute l'observation dans documents)